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La question des places de travail

Assurer les places de travail existantes et en créer de nouvelles!

L'nterdiction d’exporter du matériel de guerre est économiquement viable. Même durant l’année record 2008, le matériel de guerre et les biens militaires spéciaux ne constituaient que 0.44% de la valeur totale des exportations de marchandises, ou  0.11% du PIB Suisse. Les places de travail concernées ne doivent pas être menacées. Elles peuvent être maintenues grâce à la reconversion civile de la production. La Ruag en donne la preuve : en 8 ans, la part de son chiffre d'affaire provenant de sa production civile est passée de 7 à 50%. L’initiative prévoit d'ailleurs que la Confédération soutienne les régions et les emplois touchés pendant dix ans.

 


Sur 100 francs de richesse produite en Suisse, seuls 10 centimes proviennent de des exportations d'armement.
 

Il faut aussi rappeler que les exportations ne représentent qu'une part modeste de la demande de matériel de guerre par rapport aux achats d'armement de l'armée suisse.

Selon une étude récente du BAK Basel Economics commandée par le Conseil fédéral, l'industrie de l'armement suisse emploie directement 3'355 personnes, et 1'757 places de travail en dépendent chez les fournisseurs. A titre comparatif, l'Hôpital cantonal de Genève emploie plus du double de personnes. Cette étude estime aussi le coût des mesures de soutien et les pertes de rentrées fiscales à 500 millions de francs, soit le prix de quelques-uns de ces nouveaux avions de combat que le gouvernement prévoit d'acheter. La Suisse a donc les moyens d'interdire l'exportation du matériel de guerre.

Les scénarios catastrophes imaginés par l’agence de relations publiques au service de l’industrie d’armement n’ont rien à voir avec la réalité. Dans d'autres secteurs, le licenciement et le chômage ne dérangent pas outre mesure le patronat, alors que toucher au commerce de la mort provoque les plus vifs débats! En comparaison, les managers irresponsables de l’UBS ont provoqué la perte de 2'500 emplois en Suisse, et cela en une année seulement!

Seuls quelques cantons seraient relativement touchés par l'acceptation de l'initiative, et bénéficieraient à ce titre de mesures d'accompagnement.

Proportion des places de travail directement et indirectement concernées par l'initiative, par rapport au total des emplois dans chaque canton (Sources: OFS; BAK Basel) :