Le journal Sonntag rapporte, dans son édition du 8 novembre, que le Conseil fédéral a autorisé, en mars 2009, l'exportation de pistolets mitrailleurs aux forces de sécurité de l'Etat indien du Chhattisgarh. Et ce, alors qu'un conflit armé y oppose depuis plusieurs années les forces du gouvernement nationaliste hindou aux rebelles maoïstes, et que des enfants-soldats sont utilisés dans les deux camps.
L'argumentation du seco pour justifer cette autorisation est des plus spécieuse: bien que l'art. 5 de l'Ordonnance sur le matériel de guerre dit qu' "il faut tenir compte notamment de la renonciation à utiliser des enfatns-soldats", le critère de violation systématique et grave des droits de l'homme ne serait pas rempli dans le cas de l'Inde, ne justifiant pas d'interdiction!
Que dire alors du critère d'exclusion pour tout pays impliqué dans un conflit armé interne ou international ? Avec sa pratique scandaleuse, la Suisse viole non seulement sa propre législation, mais aussi les traités internationaux, comme le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, qu'elle a ratifié en 2002.
Voir le rapport de Human Rights Watch dénonçant l'utilisation d'enfants-soldats dans cette région de l'Inde.