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L'initiative a été déposée avec plus de 109'000 signatures

Les signatures sont déposées!

Munie de plus de 109'000 signatures valables, l'initiative "pour l'interdiction d'exporter du matériel de guerre" a été déposée aujourd'hui à Berne. Par cette initiative, une large coalition demande que la Suisse ne participe pas à la prétendue "guerre contre le terrorisme", et qu'elle mène une politique étrangère cohérente, vouée à la paix et aux droits humains, avec une attention particulière pour les droits des femmes et des enfants.Aujourd'hui, la "Coalition contre l'exportation de matériel de guerre", constituée de 35 organisations, a déposé auprès de la Chancellerie fédérale à Berne l'initiative populaire fédérale "Pour l'interdiction d'exporter du matériel de guerre". Grâce à l'engagement d'innombrables militant-e-s, Il aura suffi de 13 mois pour récolter plus de 109'000 signatures valables. "L'aboutissement rapide de l'initiative montre qu'elle jouit d'un soutien considérable auprès de la population suisse" a déclaré Rahel Ruch (GSsA / Jeunesse Alternative JA!) lors de la conférence de presse.

Sous le signe de la prétendue "guerre contre le terrorisme", nous sommes présentement les témoins d'une incroyable vague de réarmement à l'échelle mondiale. Josef Lang (Cons. nat. Verts/comité directeur du GSsA) a observé que de loin la plus grande proportion de matériel de guerre suisse est livré à des pays qui participent - en Iraq ou en Afghanistan - à la 'guerre contre le terrorisme', alors qu'il s'agit d'assurer l'accès à des matières premières. Selon Josef Lang: "Le succès de notre récolte exprime aussi le fait que la majorité des citoyennes et citoyens de ce pays sont opposés à la participation à la 'guerre contre le terrorisme'."

André Daguet (Cons. nat. PS) a souligné la disparité entre les moyens consacrés au militaire et à l'armement et ceux alloués à l'aide au développement alors que "l'investissement dans l'aide au développement ne sert pas uniquement à l'amélioration des conditions de vie, mais renforce aussi la sécurité internationale". Un renforcement de la reconversion civile de l'industrie suisse des armements serait judicieux du point de vue économique à long terme et tout à fait défendable du point de vue de l'emploi.

Amanda Weibel (cfd-l'ONG féministe pour la paix) a rappelé qu'en particulier les armes à feu contribuent à agrandir la disparité de pouvoir entre hommes et femmes. En souscrivant la résolution 1325 de l'ONU, la Suisse s'est engagée pour la protection des femmes et des filles de toute forme de violence. Les exportations d'armes s'opposent diamétralement à cet engagement: "Personne ne peut prétendre que la main droite ignore ce que fait la main gauche."

Patrick Angele (GSsA/JSS) a relevé que les exportations d'armes portent atteinte à la crédibilité de sa politique extérieure. La Suisse rappelle volontiers sa neutralité et sa tradition humanitaire: "Il faut impérativement arrêter ce commerce avec la mort, si la Suisse veut continuer à se parer du titre de la neutralité". Une interdiction d'exporter du matériel de guerre aurait aussi un impact considérable à l'étranger.

Eric Peytremann (GSsA) a rappelé que dans certaines domaines de la production d'armes, la Suisse occupe une place dominante. La Suisse est le deuxième exportateur mondiale de munitions de petit calibre. Peytremann a demandé l'augmentation des dépenses pourla coopération au développement: "La riche Suisse ferait mieux de consacrer la modeste, mais nécessaire, part de 0,7 % de son produit intérieur brut à la coopération."


Le dossier de presse se trouve ici: Dossier de presse.

Des fotos sont a trouver sous www.gsoa.ch/img/gallery/einreichung_kriegsmaterial

Commentaires

Bravo, un immense espoire et un petit pas vers la paix!