Exportations suisses de matériel de guerre et d'armement

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Des drones sous-marins pour la marine de Poutine

Catégorie de biens: Aucune des catégories 1 à 3 – non couvert à l’époque

Portrait de Vladimir Poutine.

CC BY 4.0

L’entreprise tessinoise Idrobotica a envoyé un véhicule sous-marin Pluto en Russie pour des essais d’homologation. Selon l’entreprise, les essais se sont terminés en décembre 2021 ; elle a déclaré avoir rapatrié l’appareil. Une production russe, avec des livraisons à la marine dès la fin de 2024, était prévue par l’intermédiaire d’Idrobaltica, fondée en 2017. En 2023, les propriétaires ont déclaré que l’attaque russe contre l’Ukraine avait mis fin au projet et qu’aucune production ni vente n’avait eu lieu en Russie. Le SECO a confirmé que ces activités n’étaient pas soumises aux restrictions de contrôle des biens applicables à l’époque.

Effet de la révision proposée de la loi sur le matériel de guerre

En vertu du nouvel article 22b, le Conseil fédéral pourrait déroger à tous les critères d’autorisation de l’article 22a dans des « circonstances exceptionnelles » formulées de manière vague. Le public ne devrait pas obligatoirement en être informé. Le Conseil fédéral pourrait inscrire la Russie à l’annexe 2 en modifiant l’ordonnance sur le matériel de guerre. Le critère d’exclusion lié à la participation à un conflit armé serait ainsi supprimé et l’autorisation deviendrait la règle. Le Conseil fédéral ne pourrait refuser une autorisation que dans des cas exceptionnels. L’art. 18, al. 1, supprimerait les déclarations de non-réexportation dans la très grande majorité des cas. Des armes pour la Russie pourraient ainsi être facilement livrées via une filiale ou un intermédiaire dans un pays tiers. L’Italie pourrait servir de pays tiers : selon le SIPRI, ce pays a livré ces dernières années du matériel de guerre en quantités importantes à la Russie (54 millions TIV).

Pays

Conflits

Entreprises

Période

2017–2022 ; reportages en 2023

Sources